Bonne année quand même !

Par Patrick Pessis                                                        

Chers amis,

Voici donc le temps des vœux. Commençons par un vœu exaucé, la restauration.

Ce que SOS Croix-Catelan répète depuis des mois a enfin été entendu : dans le cahier des charges de l’appel d’offre pour la restauration, le LPR ne demandait plus ni loyer,
ni redevance ; on sait que cela obérait gravement la rentabilité, d’où la qualité exécrable
de la nourriture.
Une société consultante, missionnée dans ce but, a trouvé un nouveau concessionnaire. Nous pourrions ironiser sur l’étrange habitude du LPR de jeter l’argent par les fenêtres (chercher un repreneur, n’est-ce pas le travail des directeurs du site ?), mais nous n’en ferons rien. Hommage à la bonne nouvelle. Le LPR, sous la pression de managers compétents et raisonnables, rompt, ici, avec sa tradition, « faire du fric avec tout », selon le mot d’un de ses premiers dirigeants, aujourd’hui en exil.
Bienvenue aux Dîners d’Eloïse, notre nouveau restaurateur, à qui nous souhaitons bonne chance, en espérant que la promesse de l’appel d’offre a été tenue à la signature ; nous nous permettons seulement de leur suggérer d’écouter les conseils des plus anciens de la restauration, comme Rodolphe, et de s’appuyer sur leur expérience du club, leur connaissance des membres.
Et nous remercions le LPR de nous avoir entendus sur ce sujet. Nous aurons de quoi nous restaurer dès février 2013. Pour le reste, espérons que nous ne déjeunerons pas sur un champ de ruine.

En effet, nos autres souhaits restent à l’état de vœux pieux.

La cotisation 2013 du LPR
Nous avions demandé une baisse sensible des cotisations du LPR, suite à la perte de jouissance occasionnée par les travaux. Elles augmentent (les cotisations tennis autour de 3%, les loisirs de 4,5%). Le LPR, grand seigneur, nous accorde une baisse de moitié du prix des casiers, ce qui est la moindre des choses puisque nous ne les utiliserons que six mois.
Imaginons que nous dînons dans un trois étoiles Michelin. Le maître d’hôtel nous annonce des travaux en cuisine et nous sert, sur fond de marteau piqueur, un steak haché garni de frites surgelées, arrosé d’une carafe d’eau. Puis il nous présente une addition astronomique, comme si nous avions pris le menu habituel de ce grand restaurant. Nous ne nous gênons pas pour lui dire qu’il se paye notre tête… Eh bien c’est exactement ce même genre d’addition que nous présente le LPR avec ses cotisations 2013 ; plus poliment, nous nous contenterons de dire au Groupe Lagardère : « C’est un peu fort de café »

D’autant plus fort de café, que les travaux promis par le LPR ont été conçus par des financiers qui ne connaissent rien à la vie du club ; ils vont à l’encontre de ce que souhaitent tous ses membres, et, s’ils se réalisent, entraîneront la Croix-Catelan vers la catastrophe.
Quelques exemples, parmi d’autres, des pertes de jouissance durant les deux ans de travaux :
Un bruit assourdissant toute la semaine.
De la poussière à volonté.
Pas de piste olympique.
Suppression du terrain de foot (quid des activités des enfants autres que le tennis ?)
Pas de solarium, ni de sauna, ni de hammam, ni de kiné.
Moins de douches et de toilettes.
Pas de restaurant ni de Bar Anglais.
Pas de salle de TV et de repos.
Une toute petite salle de gym.
Des vestiaires à la journée.
Suppression de 4 courts de tennis minimum. Problème pour les enfants:
1 court = 6 enfants par heure. 4 courts = 24 enfants. Sur les six heures environ de leçon le mercredi, cela fait 144 enfants spoliés ; auxquels il faut ajouter les 3 ou 4 heures de cours du samedi matin, soient entre 72 et 96 enfants. Au total, nous aurons au moins entre 216 et 240 enfants spoliés, ou répartis dans d’autres classes, lesquelles seront donc surchargées, d’où une gêne importante pour tous les enfants du club.
Et nous devrons abandonner nos casiers dès le 1er juillet 2013. Même pas de répit pour profiter des beaux jours jusqu’à la fin septembre. Voilà une belle preuve de mépris envers les membres !
Dès lors nos avocats étudient les actions judiciaires possibles quant à ces cotisations abusives (rappelons le recours contentieux déposé contre la Mairie qui a délivré le permis de construire).
Mais cette perte de jouissance temporaire n’est rien à côté de la perte de jouissance définitive à la fin des travaux : de nombreuses familles sans casier. Un casier trop petit pour permettre à une personne seule de pratiquer deux activités sportives (ce sera palmes ou raquette) ou aux familles de le partager afin d’en pratiquer une. Sans parler de l’abandon des sections sportives et des multiples séminaires prévus. Afin de rentabiliser le site, le LPR veut le transformer en Palais des Congrès et en Aqua-Catelan Boulevard.
Cela entraînera une hausse vertigineuse des cotisations à la fin du chantier, ainsi le LPR se remboursera sur nous de travaux dont nous ne voulons pas.

Les Travaux
Il y a quelques jours, une tenniswoman regardait les affiches présentant les travaux ; puis lisant la légende « un club-house à votre image », elle déclara : « A mon image ? Je ne me savais pas aussi laide » Loin de nous prendre pour des gravures de mode, nous sommes étonnés de voir à quoi le LPR pense que nous ressemblons ; même les plus rancuniers parmi nous n’oseraient prétendre qu’il s’agit, en fait, d’une ressemblance avec le LPR. Bref, c’est effectivement très laid, ce qui n’est pas si grave, car le mauvais goût peut toujours s’arranger ; mais le fond du projet, assumé sans doute, est de tuer l’âme du club en chassant les familles, celles-ci étant jugées peu rentables.
Pouvons-nous croire encore que certains au sein du Groupe Lagardère ne partagent pas ce projet et cherchent un moyen de le faire évoluer (quand les responsables du site affirment le contraire) ? Oui ! Car nous savons que ces grands managers aiment leur entreprise et se battent pour préserver ses intérêts, comme nous aimons la Croix-Catelan et nous battons de même ; or, ce projet va contre l’intérêt du Groupe ; d’où le but de votre Association, toujours chercher à convaincre des intérêts communs entre Lagardère et nous, afin d’éviter un conflit majeur auquel nous sommes prêts.
Ainsi, formons le vœu que ces grands managers aient la volonté et le courage de faire bouger les choses. Cependant, nous ne savons toujours rien du projet définitif, sinon qu’une réunion sera organisée en juin avec les membres, quand les jeux seront faits, magnifique exemple de concertation.
Mais puisque nous privilégions encore la négociation, souhaitons que le LPR prenne soin de son image et, peu à peu, finisse par nous ressembler. Et que nous puissions, ensemble, rêver au passé glorieux de notre club, vite oublier ce présent si médiocre, et nous tourner enfin vers un avenir ensoleillé, avec le Lagardère Paris Racing, s’il le désire. Le désire-t-il ? Toute la question est là, car ce n’est pas désirer vivre ensemble que de commencer par casser la maison.

Enfin, malgré notre attachement au club, demeurent des choses beaucoup plus essentielles. Ainsi, le bureau de SOS Croix-Catelan et moi-même vous souhaitons une excellente année 2013, santé pour vous et vos proches, un peu plus de bonheur pour tout le monde.

Sportivement vôtre,
Patrick Pessis.

 


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Une réponse à Bonne année quand même !

  1. Guy Liguilly dit :

    Un club-house à notre image ? La formule semble judicieuse quand on voit ses allures de salle d’attente de cabinet de vétérinaire … Le LPR nous prend donc pour des pigeons ! Nous nous en doutions depuis un moment.