LE MOMENT DE VERITE

 Par Patrick Pessis

                                                                   Novembre 2014

Chers amis,

Le moment de vérité approche. Dans les mois qui viennent tout peut être apaisé entre le LPR et ses clients, l’amitié peut naître, c’est ce que nous souhaitons. Tout peut être rompu, définitivement. L’enjeu ? La hausse des cotisations.

Les travaux
De ce que nous savons, de ce qui a été entrevu, le résultat a des chances d’être correct ; les casiers seront beaux, mais trop petits et trop peu nombreux ; ils sont en bois (ce qui est amusant car le LPR a détruit les anciens casiers parce qu’ils étaient en bois, donc inflammables, or les pompiers de Paris nous avaient dit qu’ils suffisaient de les ignifuger) ; trop de salles « mystérieuses », vides aujourd’hui, accueilleront des bureaux (le groupe Lagardère possède d’autres lieux parisiens où les installer), mais, nous dit-on,
pas de séminaire, nous ne demandons qu’à y croire ; la salle de musculation sera réussie ; des doutes subsistent quant aux espaces de restauration, soyons optimistes.
Cependant, les travaux ont pris un retard conséquent. Le LPR nous avait d’abord annoncé un chantier d’un an, avec livraison en septembre 2014, puis ce fut en octobre ; ensuite, on nous promit la fin de l’année ; ce sera au mieux février, voire mars : se profile un second hiver dans les algeco, avec son lot de pannes, donc de douches froides ; le trouble de jouissance continue, sans compensation, ni excuses. Mais ce n’est pas là que tout se joue.

La hausse des cotisations
D’abord une bonne nouvelle. La hausse ne sera pas de 30%, comme les financiers du Groupe Lagardère l’avaient demandée. SOS Croix-Catelan s’était aussitôt mobilisé contre ; grâce à l’appui de la direction du LPR et de la direction du site, ce dont nous les remercions vivement, les 30% sont oubliés ; on parle d’une hausse entre 15 et 20 %, ce qui est toujours inacceptable ; et absurde : de nouvelles familles partiront et ne seront pas remplacées, entraînant une chute du chiffre d’affaire, résultat inverse à celui espéré par les apprentis-sorciers.
En outre, considérant le retard des travaux, il serait gonflé, même scandaleux, d’augmenter les cotisations cette année avec une ouverture courant janvier du club-house, voire février ou mars, après plus de 18 mois d’une Croix-Catelan en chantier, sorte de double-peine.
Dès lors, nous demandons un gel des cotisations pour 2015. Nous acceptons une hausse raisonnable, mais qu’elle ait en lieu en 2016 !
Dans le cas contraire, nos avocats étudient déjà les possibilités d’actions.
Nous espérons, bien entendu, que la raison l’emportera.

L’amitié
Répétons-le, nous ne sommes pas les ennemis du LPR. Notre désaccord tient à ce qu’il transforme un club sportif en entreprise commerciale : nous regrettons que, malgré ses belles promesses, le LPR ait supprimé toutes les sections sportives, hors le tennis (mais jusqu’à quand ?) et le bridge ; nos cotisations ne servent plus le sport, mais le LPR qui se sert ; à la limite, pourquoi pas ! Les principaux responsables sont les politiques de tous bords qui ont feint de croire les promesses des hommes d’affaires, dont le but, noble, est de faire des affaires, pas de la philanthropie ; mais alors que ces affaires soient bonnes ! La hausse démesurée des cotisations entraînera l’échec du LPR.
Or nous souhaitons que le LPR réussisse. Pour cela, il est indispensable de créer un lien entre le LPR et ses clients ; ce lien existe déjà entre certains dirigeants du site et les usagers de la Croix-Catelan ; certaine nomination dans les écoles de tennis de responsable compétent ayant l’esprit club pour y avoir grandi est une promesse formidable. Que le LPR ne gâche pas ces avancées très encourageantes, avec une hausse scandaleuse des cotisations ; cette hausse romprait définitivement les liens avec des clients méprisés qui auraient pu, en esprit du moins, devenir des membres, des amis.
C’est donc le moment de vérité. Nous allons savoir si le LPR choisit le mépris ou l’amitié. Parions sur l’amitié, car nous savons qu’au sein du LPR, et, au-delà, du Groupe Lagardère, quelques uns la désirent. Oui, parions sur l’amitié.

Sportivement vôtre,

Patrick Pessis.

Ce contenu a été publié dans Le Président. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.